Les tirailleurs malgaches au combat

Tirailleurs malgaches

Beaucoup de tirailleurs malgaches viennent des hauts plateaux. Le commandement français pense qu’ils résisteront mieux à l’hiver que les Africains du golfe du Guinée. Et alors que 80 % des Malgaches sont recrutés dans des unités combattantes, ils sont en réalité affectés à des travaux de génie. L’expérience du feu va être très limitée pour les Malgaches. Ils partent pour combattre, mais on les transforme en travailleurs : ils construisent des fortifications, creusent des tranchées, etc. Autant le mythe de la chair à canon peut être discuté pour certaines troupes coloniales, autant, pour les tirailleurs malgaches, il n’y a aucun doute : lorsqu’on analyse les causes des décès, la mort au combat (tué à l’ennemi ou mort à la suite de blessures de guerre) représente moins de 10 % des cas. Près de 80 % des décès surviennent par suite de maladie (tuberculose, pneumonie, dysenterie...). A titre de comparaison, pour l’ensemble des soldats français, la maladie représente 12 % des cas de décès.

Tirailleurs malgaches à Allone dans l’Oise près d’un ballon d’observation