Interview du responsable de la Maison des Anciens Combattants du Bénin

Recrutement en Afrique

La colonisation demeure très dure à supporter avec le travail forcé, les humiliations. Tous les moyens d’échapper au recrutement sont mis en œuvre. Les fuites vers les colonies voisines anglaises ou portugaises sont massives et les français doivent faire face à des révoltes. La répression se fait au canon et à la mitrailleuse.
Une fois l’ordre rétabli, le recrutement « volontaire » peut commencer. plus de 180 000 soldats d’Afrique noire seront mobilisés.

Chef de canton en Haute Volta

Chef de canton en Haute Volta

Camp de tirailleurs à Segou (Mali)

Camp de tirailleurs à Segou (Mali)

Embarquement des tirailleurs gare de Kayes (Mali)

Embarquement des tirailleurs gare de Kayes (Mali)

Village mossi en Haute Volta (actuel Burkina Faso)

Village mossi en Haute Volta (actuel Burkina Faso)

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La mise en œuvre des théories du Général Mangin fut confiée aux administrateurs des colonies et aux officiers qui les secondaient ou qui les commandaient.
Un administrateur des colonies, André Chrestien de Beauminy (1887-1975) a publié « Mon métier d’administrateur colonial, 1911-1934 » sous la forme d’un journal. Ce qu’il décrit est édifiant concernant notamment le recrutement des tirailleurs et la révolte des Africains de 1915 à 1916.
AC de Beauminy a servi de 1911 à 1913 à Mopti au Soudan français et de 1915 à 1934 en Haute Volta , actuel Burkina Faso, successivement comme adjoint à l’administrateur en chef Henri d’Arboussier, commandant du cercle de Mopti, puis comme administrateur commandant du cercle du Mossi, de Kaya, de Koudougou, de Tougan. Il fut à deux reprises chef de cabinet des gouverneurs Hesling et Fousset.