Tirailleurs malgaches

L’image du soldat malgache est très floue. D’une part, il y a peu d’études sur la question. D’autre part, les expériences combattantes sont multiples. Les premiers volontaires sont partis en forme, valeureux, gaillards. Ils sont suivis par un flot important d’hommes un peu moins en bonne santé, mais dont la vocation est de se battre. On est donc dans une image de valeur. C’est très important pour les troupes coloniales qui se comparent entre elles. Les Indochinois sont par exemple considérés comme des planqués par les autres troupes coloniales, parce que ce sont en grande partie des travailleurs.
Les Malgaches vont perdre de leur superbe, car ils ne vont pas combattre. Sur 22 bataillons malgaches présents en France à la fin de 1917, 15 sont affectés au génie sur le front, quatre au service de l’arrière, et trois envoyés en usines.