Afrique

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Dessin tirailleurs sénégalais

Dès la déclaration de guerre, en août 1914, dix bataillons de tirailleurs sénégalais rejoignent la France pour participer aux combats sur la Marne et l’Yser. Mais les pertes sont lourdes du fait de l’inexpérience des jeunes recrues, et des pathologies infectieuses. En 1915, de nombreux combattants sont aussi envoyés sur le front d’Orient, dans les Dardanelles ou à Salonique, dans de violentes batailles les opposant aux Turcs.

Grande bataille de la Somme en 1916

Durant la 1re quinzaine d’octobre 1916, le 2e CAC (corps d’armée colonial) avec la 10e DIC (division d’infanterie coloniale), se trouvent engagés dans la bataille de la Somme, dans la région de Belloy-en-Santerre.
La bataille de la Somme, offensive alliée franco-britanique, est la plus grande bataille de la Grande Guerre. Elle cause plus d’un million de pertes (morts, blessés, disparus) en 4 mois et demi.

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Carte du front en Picardie 1914-1918

Carte du front en Picardie 1914-1918

Avis de décès d'un tirailleur sénégalais

Avis de décès d’un tirailleur sénégalais

Avis de décès d'un tirailleur sénégalais

Avis de décès d’un tirailleur sénégalais

1917 est l’année de l’engagement massif des tirailleurs sénégalais

Le 5 mai 1917, en dépit des pertes insupportables de ces derniers jours, le général Nivelle, niant les réalités de l’échec de l’offensive, ordonne un nouvel effort des Armées françaises sur le plateau du Chemin des Dames. Le 1er CAC prend d’assaut le saillant de Vauxaillon-Laffaux où le 61eBTS attaque les positions allemandes entre la ferme Moisy et le Bessy. Durablement affaibli par ces dernières opérations, le 1er CAC est relevé entre le 8 et le 15 mai. L’illusion de la percée du front ennemi suscite à nouveau de cruelles déchirures.

« La majeure partie des bataillons noirs, mis en état de moindre résistance par le froid, la pluie, sont sérieusement atteints dans leur moral et ne semblent pas, pour le moment, pouvoir offrir des garanties de solidité en cas d’attaque allemande » relate le Général René Tournès.
Le Lieutenant du Montcel témoigne également de l’état d’esprit mélancolique
des tirailleurs sénégalais peu avant l’assaut : "ils montaient en ligne « transis et malheureux " et semblaient "dépaysés et tristes ".
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1917, au chemin des dames dans l’Aisne

A l’occasion du 90e anniversaire des combats de 1917 sur le Chemin des Dames, le Conseil général de l’Aisne décide de créer un lieu de mémoire en hommage aux tirailleurs sénégalais. En décembre 2006, la réalisation en est confiée au sculpteur Christian Lapie. L’artiste propose une installation de neuf sculptures qu’il intitule d’abord « Traverser la douleur » en fonction des premiers sites envisagés. L’œuvre est finalement implantée sur une parcelle appartenant au Département à proximité de la Caverne du Dragon, sur les lieux même où les tirailleurs africains sont tombés par centaines en 1917, lors de l’offensive du 16 avril et dans les combats de l’été. Christian Lapie a donné à la nouvelle installation le nom de : « Constellation de la douleur ».
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